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La passerelle

inaugurée officiellement !

On en parlait déjà en 1995, les réflexions ont débuté en 2008, la passerelle tant attendue est en place depuis juillet 2017 et elle est enfin inaugurée officiellement.

Inauguration 17 novembre 2017
C’est le 17 novembre que André Trigano Président de la CCPAP [1] et maire de Pamiers, Jean Claude Combres maire de La Tour-du-Crieu et 1er vice-président de la CCPAP, et Henri Nayrou Président du conseil départemental, ont officiellement inauguré la passerelle exclusivement piétonne et cycliste (financée à 60% par la CCPAP et à 40% par le CD 09 [2]), scellant l’événement d’une franche et amicale poignée de main.

Elle est baptisée la passerelle des Canonges  [3], une passerelle sécurisée qui relie les deux communes, fort heureusement, pour le plaisir des randonneurs et des sportifs, mais qui permet aussi, dans le cadre des déplacements doux, de rejoindre Pamiers ou La Tour-du-Crieu sans la voiture.

Plus d’infos sur :
http://www.la-tour-du-crieu.fr/La-passerelle-du-Crieu.html
http://www.la-tour-du-crieu.fr/Passerelle-sur-le-Crieu.html


Document fourni par Joseph Quérol

Le pont du Crieu
De tout temps, les habitants de nos contrées, les cultivateurs et les éleveurs, ont utilisé les voies les plus directes pour communiquer et pratiquer le négoce notamment sur les marchés. Le chemin vicinal reliant Pamiers via la ferme de la Bouriette aux Allemans et plus à l’est Le Carlaret, Ludiès et Saint Amadou, enjambait le Crieu au meilleur endroit, le plus accessible.

Le 30 janvier 1727 après midi le conseil politique s’est rassemblé dans la maison de Pierre Lateulière chirurgien du lieu en présence de Pierre Lafond et Jean Portes consuls qui ont proposé de lancer des réparations indispensables pour éviter que le pont situé sur le ruisseau du Crieu et nécessaire pour les habitants qui se rendent à Pamiers, ne s’écroule. Mais le conseil politique ne disposait des sommes suffisantes pour entreprendre les travaux.

Ce n’est que le 12 septembre 1728 qu’à la faveur d’un conseil général réuni sur la place publique, que les nouveaux consuls Jacques Gay et Jean Catala reconsidérèrent le sujet, entourés comme il se doit par tous les conseillers politiques mais aussi par de nombreux habitants sans parler de la présence incontournable de monsieur le curé Dominique Boyer.

Un pont de briques sur le ruisseau du Crieu, à l’endroit qui va des Allemans à la métairie de la Bourriète, étant jugé important, la délibération porta sur la réunion de fonds suffisants pour parvenir à confier au moins disant, Jacques Fauré, maître maçon de Pamiers, les travaux évalués à 200 livres. Pour parvenir à ses fins, la communauté préleva 150 livres qui lui faisaient défaut sur un dédommagement de 400 livres versé par le roi après une chute de grêle l’année précédente. Le maçon s’engagea à construire le pont avant le 15 octobre suivant et à percevoir seulement en 1729 le payement des 150 livres.

Le 11 décembre 1728, trouvant le pont trop étroit et incapable de résister aux inondations, les consuls furent mandatés par le conseil politique pour engager les poursuites si nécessaire à Pamiers contre l’entrepreneur accusé de n’avoir pas respecté les devis. Les écrits de l’époque sont muets sur la suite de cette histoire.

Il faudra attendre près d’un siècle pour qu’un procès-verbal daté du 6 octobre 1823 notifie les limites exactes du territoire de la commune et inscrive le pont baptisé des Canonges à l’emplacement où il se trouve aujourd’hui sur l’ancien chemin de Pamiers aux Allemans [4].
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Outre les limites avec le Carlaret, Saint Amadou, les Pujols et Verniolle sont décrites celles qui concernent la commune Pamiers. On y lit notamment :
« Partant du pont pris sur la rive gauche du dit Ruisseau de Crieu, dans le champ de Germain Barrau dit Lamoulayre, dernier point mentionné en l’article précédent, nous avons reconnu d’après les indications du maire et des indicateurs des Allemans, et en présence du maire et des indicateurs de Pamiers, que la ligne qui sépare ces deux territoires est formée dans la direction du sud au nord et du sud-est au nord-ouest par le dit ruisseau de Crieu jusque à sa rencontre avec le pont du même nom et la grande route de Pamiers à Mirepoix »
« Que de ce point la limite se continue par le même ruisseau en le descendant dans la direction du sud au nord jusques à la jonction avec l’ancien chemin de Pamiers aux Allemans au pont des Canongés (sic) »
« Que de ce dernier point la limite des deux communes se dirige dans la direction de l’ouest à l’est et est formée par le chemin susmentionné jusques à une borne n°5 ronde fixée vis à vis l’axe de l’allée de l’allée de la Borde Blanche sur le côté nord dudit chemin »

info portfolio

franche et amicale poignée de main intervention de M. André Trigano intervention de M. Jean Claude Combres intervention de M. Henri Nayrou fin de l'inauguration interview de M. Jean Claude Combres pour Radio Transparence vin d'honneur, salle de l'Acacière croquis

Notes

[1Communauté de communes des Portes d’Ariège Pyrénées

[2Conseil départemental 09

[3Un procès-verbal daté du 6 octobre 1823 notifie les limites exactes du territoire de la commune et inscrit le pont baptisé des Canonges.

[4Le procès-verbal de délimitation du territoire de la commune des Allemans a été rédigé par le géomètre en chef nommé par le préfet de l’Ariège en présence de Jean Paul Sans maire des Allemans, de François Astre son adjoint de François Pomiès cultivateur et de Jean Ferriès le garde champêtre.

Site officiel de la commune de LA TOUR-DU-CRIEU en Ariège